ART EXPRESS 1 – Jafo pocoli


Galerie / dimanche, février 10th, 2019

Embarquez à bord du Art express pour un premier voyage… Le concept? Un artiste à découvrir en quelques minutes. 

    

« Je peins, je dessine, je fais le zouave, je rigole beaucoup et j’aime énormément le jazz. » C’est ainsi que Jafo pocoli se présente sur son compte Instagram où l’on peut retrouver ses œuvres.  Artiste free-lance très peu connu (moins de 200 abonnés sur les réseaux sociaux et identité inconnue), il est innovant, surprenant, inhabituel, et on l’adore ! Il fait partie de ceux qui se servent de leurs crayons pour renouveler le monde de l’art, en s’inspirant de multiples artistes connus tels que Botticelli, entres autres.

De la couleur, du glauque, de l’enfantin

Voilà les trois mots qui définissent bien l’art de Jafo Pocoli. Son art se base sur de la figuration : son visage apparait régulièrement dans les œuvres. Il travaille ainsi la peinture sur photographie, mettant son visage au service de sa peinture éclatante, colorée et folle, travaillée au gros pinceau pour un rendu complètement loufoque et heureux, tel un dessin d’enfant. Mais il ne s’arrête pas à cette figuration, qu’il nomme (dé)figurants, des défigurations de figurants, jeu de mot qui fait partie des nombreux autres titres de ces œuvres. Il s’essaye aussi au portrait, dont des hommages ou des autoportraits (qui ne lui ressemblent pas physiquement mais qui le représentent spirituellement), mais sa marque de fabrique est toujours bien là : de la couleur et des gros traits tels des dessins d’enfant de maternelle qui s’amuserait avec des gros feutres : il arrive à retrouver une enfance perdue en dessinant, ce qui n’est pas si facile à faire ! Retourner au traits vifs de l’enfant est un travail de fond quand on est initié à des techniques artistiques ou tout simplement plongé dans le milieu de l’art : c’est d’ailleurs ce qu’a montré Monet avec sa série de dos sculptés, qu’il essayait de simplifier de plus en plus.

Mais si on s’y attarde, l’ambiance de ses dessins peut sembler d’un coup un peu étrange, presque angoissante. Les personnages sont étranges, déformés, caricaturés, comme dans un dessin de presse poussé à l’extrême. Les couleurs choisies peuvent nous plonger dans une atmosphère étrange également : en effet, les tourbillons de bleus deviennent tout à coup des vapeurs de tabac ou d’alcool. Le rêve tourne peu à peu au cauchemar, ce qui donne à ces œuvres un coté doux – amer : on ne sait plus trop quoi penser ni où se mettre. Certains des portraits font penser à Arcimboldo avec leurs assemblages de fleurs ou d’objets d’un univers. Un trait très caractéristique, très visuel, très psychédélique et enfantin … mais pas tant que ça ! Parler de méditations existentielles d’un aliéné prouve bien son regard conscient sur le monde : il emploie des termes de philosophie bien précis et particuliers. Avoir conscience de son aliénation dans la société actuelle, parler d’existentialisme… Un note un peu sartrienne peut être ?  Il ne s’arrête pas au dessin : plasticien, il utilise objets en tout genre dans un seul objectif : créer. Jafo Pocoli fait partie de ces artistes un peu fous et à la fois génies.

Qui c’est ?

Vous le saurez prochainement dans une interview de l’artiste courant février…

 

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