Mild Orange : un peu de douceur dans les oreilles !


Studio / jeudi, janvier 31st, 2019

Découvert en début de semaine, Mild Orange nous a tellement surpris que nous ne pouvions nous empêcher de bouleverser notre programme pour en parler (mais rassurez-vous, les découvertes cinéma ne sauraient tarder). Un format un peu différent, plus romancé, vous attends aujourd’hui.

Quoi de mieux que de commencer la journée avec un bon Thé Earl Grey avec un peu de lait et du miel ? Ce que nous préférons à la rédac, c’est les petits arpèges de guitare pour se mettre en jambe, de bonne humeur et commencer à travailler. C’est d’ailleurs ce que beaucoup préfèrent : on ne compte plus les playlists ou les compilations de « Morning guitar relaxing » ou « Jazz coffee music » sur YouTube. Mais au bout d’un moment, nous voudrions bien pouvoir dire qu’on écoute untel ou untel, suivre les artistes, les rencontrer, les voir en live… N’est-ce pas ce que nous aimons dans la musique ? Parce qu’écouter ne se restreint pas à une écoute distraite, la musique est aussi une relation avec l’artiste et ce qu’il recherche à transmettre. Avec ces playlists dont les morceaux sont composés à la va vite sur un ordinateur via un logiciel, qui, en deux temps trois mouvements, vous déniche une suite d’accords qui marche, on perd un peu l’âme de la musique. Sans compter que la plupart du temps, on ne sait même pas qui est l’auteur…Vous ne trouvez pas ?

Ces derniers temps la neige nous envahit, et il ne nous manque qu’un peu de bons accords qui fonctionnent pour se sentir sur un petit nuage. Et voilà que Mild Orange débarque sur notre chemin, correspondant à toutes ces envies de trouver un artiste à citer, à connaitre et à suivre, à partager aussi, dont les compos sont parfaites pour cette ambiance hivernale et ce besoin de bonne humeur.

 

C’est dans la lecture automatique que Mild Orange nous est apparus (rassurez-vous, on ne parle pas d’apparition religieuse ici, ils ne sont pas descendus sur terre avec un halo lumineux enchanté !). Nous avons laissé tourner, et quelques instants plus tard, la réaction est unanime : « Vachement sympa ça, c’est qui ? Les sonorités sont géniales ! C’est original ces passages parlés… ».  Au premier abord, l’album n’a rien d’extraordinaire : de l’indie pop, un peu détendu, une base musicale qui s’écoute bien même si avec la tendance hipster/bobo, c’est du déjà vu, portrait craché du trentenaire à la barbe disant « oui, moi je n’écoute que des choses que vous ne connaissez pas, je suis dans mon univers » pour se donner un peu d’originalité. Il ne manque plus que les petits mocassins.

Mais il y a pourtant quelque chose qui nous a frappé l’oreille dans cet album. Certains éléments le détachent des autres.

1/ Des compositions de guitare qui claquent

L’album commence avec quelques arpèges et accords clairs ou acoustiques qui nous mettent tout de suite dans l’ambiance. Tout au long de l’album, cette guitare est notre fil conducteur : elle n’a rien de particulier dans le domaine, mais les accords sont particulièrement bien trouvés : on se laisse entrainer dans une douceur impressionnante. Mais soudain, c’est la surprise ! Dans « Down by the river » Quelques accords forts surgissent, et l’on se retrouve au premier rang d’un concert où nous n’avons qu’une seule envie : accentuer ces accords d’un mouvement de tête, le visage plissé, parce que ça fait du bien !

2/ Le style

Le style est proche de « Cigarette after sex », entre autres. Mais on perçoit de nombreuses influences derrière tout cela : d’une part le jazz, au niveau du rythme et des percussions, d’autre part, les années 80, avec la voix changeante ainsi que les techniques vocales multiples. Il y a parfois des nuances de bora bora, et d’autres morceaux sonnent encore bien plus récents.

3/ L’ambiance

L’ambiance, l’univers est au voyage. A travers des détails de composition, des sonorités retravaillées, du clavier, des percussions, voilà les univers que l’on peut traverser en se noyant dans cet album : le bord de mer, la nuit, le concert (notamment au niveau des solos de guitares), la Chine, les vacances, le feu de bois, le bar jazz, le concert du boys band du coin au bord de la plage un été, l’histoire d’amour… On peut interpréter ces sons un peu comme bon nous semble et où nous même notre imagination. Globalement, ce sont des sons qui font écho à quelque chose en nous, à une sorte de bonheur doux, parfois mélancolique, ou au contraire un moment fort.

4/ La voix

Comment parler de Mild Orange sans parler de la voix ? C’est ce qui se remarque tout de suite. Dès le début de l’album, une sorte de Boney M nous alpage : « Oh, hello. How are you ? Are you ready ? » Et il revient plusieurs fois, parlant dans les morceaux, tel un ami de longue date, à la voix grave rassurante ou sensuelle, selon les interprétations.

5/Les percussions

Africaines, cymbales, gong, tout y est, et à l’apparition de chaque nouvel instrument, on est interpellés.

En bref, Mild Orange est un peu un cocktail surprise. En effet, cet album qui ne semble au départ pas particulièrement innovant nous surprend à chaque morceau avec quelque chose de nouveau : une nouvelle perçu, une nouvelle voix, un nouveau style, des nouvelles ambiances… C’est un petit cadeau qui s’ouvre à chaque morceau, et ça, c’est innovant !

Alors, nous nous sommes demandé, mais qui est-ce ?

4 membres, 4 garçons, venus de nouvelle Zélande avec un style qu’ils appellent « dream pop ». Amis d’enfance, Foreplay, sorti en 2016 est leur premier album produit chez Nice Guys (une production avec une jolie palette d’artistes.) Et le nom Mild Orange ? Il a été choisi pour les valeurs optimistes qu’il porte.  » The color orange can cause one to experience a heightened sense of optimism, a boost in aspiration, and a stimulation of warmth and happiness. »

 

 

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