We out here: un album de jazz multi culturel!


Studio / dimanche, octobre 14th, 2018

Un album de jazz bien différent du jazz traditionnel, voyage à travers les cultures et le monde.

Une découverte Feel good qui fait du bien aux oreilles et à l’esprit. L’album We out here combine guitare claire soignée, à travers arpèges et solos, percussions exotiques (djembé, dundun, petites percussions comme maracas), instruments à vent exotiques. Parfois un peu de synthé en arrière-plan, et dans presque chaque morceau, trompettes, saxo, et piano sont de la partie. Du classique,  du traditionnel : un véritable mélange des genres musicaux et des cultures. Peut-on encore appeler cela du jazz ? Bonne question ! C’est ce que nous allons découvrir dans cet article.

Un album parfait pour le voyage et la détente, surtout les pratiques indiennes entre autres comme le yoga. On se laisse porter à travers des passages doux et utra-intenses, et l’on ressent un éveil total de l’esprit. Qu’il est bon de respirer et de rayonner sur ce pêlemêle musical. La beauté de l’écriture musicale est remarquable : l’ensemble est harmonieux, euphonique.

Harmonieux mais pas pour autant peu surprenant : les rythmes sont calmes comme funky. Parfait pour la musique d’ambiance d’un café lounge.  Mais si cette diversité est si frappante, c’est peut-être due aux auteurs de cet album… car plusieurs groupes ont composé pour l’EP !

3 jours, un studio londonien. Voilà l’histoire de We out There.

En effet, We out here est un album collaboratif, il y a donc autant d’artistes et d’univers que de titres, même s’ils ont tous des similarités. L’EP de neuf titres est défini comme

“A Project from Brownswood Recordings celebrating London’s young jazz scene.  “

Un projet qui met en avant la scène jazz londonienne.

Un projet conceptuel

Les artistes ont souhaité se concentrer sur l’énergie brute à transmettre à travers le son. Pranayama, l’énergie en sanskrit, est un phénomène que l’on ressent nettement dans cet album : on peut sentir notre énergie physique et mentale bouger à l’écoute. Pranayama est un terme que l’on utilise souvent en yoga, pratique qui vise à faire circuler cette énergie à travers le corps : d’où l’intérêt d’écouter cet album en pratiquant yoga et méditation.

Les artistes ont choisi de ne pas se mettre de barrière en termes de composition. Une leçon donnée aux compositeurs de jazz de ces dernières années, et au jazz classique qui, au final, reste assez centré sur lui-même. Cette jeunesse apporte à la musique un œil ouvert sur le monde et la diversité : ce mouvement a réfléchi aux influences que le jazz londonien a subi ces dernières années et, comme un pied de nez aux anciens classiques, a extrait de leurs mondes spirituels un bourgeon de vie qui éclot au fur et à mesure de l’écoute.

Shabaka Hutching, directeur du projet, est saxophoniste solo sur l’album. Il est reconnu pour tisser des liens avec le spectateur et ses musiciens en live : on parle de « viscéralement beau » à voir, reprenant l’ambiance de cérémonies africaines. Cette touche se ressent tout au long de l’album.

Un Ep de jazz spirituel donc !

Et techniquement ?

Pour la rythmique, c’est bien sûr l’Afrique de l’ouest qui fait office d’inspiration. We out here se démarque pour ses ambiances atmosphériques, des motifs mélodiques miroirs et hypnotiques, quelques voix claires, un fil conducteur entrainant et captivant, et ses surprenants changements de rythmes. La marque de l’album est bien sur le saxophone que l’on retrouve sur chaque morceau.  Une belle palette de couleurs musicales à découvrir de toute urgence !

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